La Qualité en question ...
Les ravageurs sont des ennemis redoutables pour la qualité des vins par les blessures qu'ils occasionnent et le botrytis qu'ils favorisent mais également par l'incidence qu'ils peuvent avoir sur le cep et/ou la vigueur de la vigne.
Dégâts directs
Les vers de la grappe provoquent des perforations sur les baies qui entraînent d'une part des pertes de récolte et d'autre part qui favorisent l'installation du botrytis. La présence de chenilles augmente de 4 à 6 fois la présence de botrytis. Or cette maladie est redoutable pour la qualité des vins par ses effets sur la couleur, sur les arômes et la mauvaise tenue au vieillissement. Sa présence provoque des modifications profondes de la composition des raisins et des jus qui en sont issus. La vinification est altérée.
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Les insecticides de type RCI démontrent tout leur intérêt dans la lutte contre les vers de la grappe car ils permettent d'intervenir très tôt dès le stade oeuf avant que les morsures des larves, porte d'entrée du botrytis, n'interviennent. La qualité de la récolte se trouve ainsi préservée. |
Metcalfa pruinosa, dans la mesure où il est un insecte piqueur et suceur qui s'alimente à partir de la sève de sa plante hôte, provoque des piqûres qui sont également une porte ouverte au botrytis mais également à la pourriture acide. Par ailleurs, des travaux sont en cours pour vérifier l'incidence de la production de miellat sur les vinifications.
Concernant les acariens, des travaux de l'ITV ont mis en lumière leur impact sur la qualité. Ainsi pour Eotetranychus carpini, il a été mis en évidence une relation entre le nombre d'acariens présents par feuille et la richesse en sucre. Il a également été constaté une différence de 1,5° à 2° d'alcool lors de fortes infestations. Pour Panonychus ulmi, la perte d'alcool est de 1,8° pour de fortes infestations. Enfin pour Tetranychus urticae, les différentes mesures effectuées entre vignes traitées et non traitées mettent souvent en évidence une différence de l'ordre de 1° d'alcool. En été, les acariens peuvent compromettre en quelques jours la qualité de la récolte.
Dégâts indirects
Concernant la flavescence dorée, si les dégâts directs provoqués par la cicadelle sont insignifiants, en revanche, les conséquences de la maladie sont très graves, avec des pertes de récolte mais plus encore avec des conséquences sur la pérennité du cep : retards de débourrement, dessèchement des inflorescences, enroulement des feuilles, dessèchement des rafles, flétrissement des baies, non aoûtement ou aoûtement partiel. Par ailleurs, la flavescence dorée contraint à l'arrachage dans toutes les régions où elle sévit. Elle a entraîné la disparition d'une importante partie des vignobles d'Armagnac, de la plaine orientale de la Haute Corse et de certaines zones du Languedoc. Elle peut menacer de disparition des cépages très sensibles, intervenant dans la typicité de certains vins locaux.
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